Être insulaire et créole au temps des colonies
Culturellement valorisée, politiquement controversée, la notion d’identité, philosophiquement, s’avère être un concept incertain : similitude indifférenciée, mais sentiment différencié d’appartenance à des valeurs qui nous définissent à la fois comme identiques et différents. Si l’île a quelque chos...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Carnets
2024
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Culturellement valorisée, politiquement controversée, la notion d’identité, philosophiquement, s’avère être un concept incertain : similitude indifférenciée, mais sentiment différencié d’appartenance à des valeurs qui nous définissent à la fois comme identiques et différents. Si l’île a quelque chose à voir avec l’identité c’est parce qu’elle est une figure de minorité que son histoire a souvent mise en contact avec le colonialisme : il semble en effet que les revendications d’identité soient redevables à des minorités dominées. Plutôt qu’une identité du repli, c’est vers une identité de la Relation que Glissant nous entraîne en ayant recours à la notion d’Archipel et en faisant le pari du Divers. Avant lui, c’est un écrivain néo-calédonien, Jean Mariotti, qui met de préférence en scène une insularité de l’entre-deux fondée sur les jeux d’une identité multiple en devenir impossible à réaliser, qui retourne à l’altérité qui la constitue, tout en la renversant. Nous sommes alors en présence d’identités contradictoires et fragmentées que leur écart ouvre à leur distance intérieure et que leur juxtaposition rend semblables à ce que chacune est dans l’autre. |
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