L’île : un cadre propice au choc culturel

Entre fin 1866 et début 1867, le jeune zoologiste suisse Hermann Fol – qui, plus tard, sera l’un des embryologistes les plus réputés de son pays – a mené des recherches dans l’île de Lanzarote, aux Canaries, pendant trois mois. Il accompagnait l’un de ses professeurs de l’Université de Iéna (Allemag...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/carnets,
Auteurs principaux: Sarmiento Pérez, Marcos, Batista Rodríguez, José Juan
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Carnets 2016
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Entre fin 1866 et début 1867, le jeune zoologiste suisse Hermann Fol – qui, plus tard, sera l’un des embryologistes les plus réputés de son pays – a mené des recherches dans l’île de Lanzarote, aux Canaries, pendant trois mois. Il accompagnait l’un de ses professeurs de l’Université de Iéna (Allemagne), Ernst Haeckel, à l’époque considéré comme le meilleur représentant scientifique du récent darwinisme sur le continent européen. Dans le cadre de l’intérêt scientifique que suscitaient les terres vierges des îles atlantiques chez les scientifiques, nous analysons l’écart culturel entre les natifs « candides » et « arriérés » et les représentants d’une avancée scientifique européenne de l’époque. Nous complétons ce travail avec une ébauche biographique du zoologue genevois, ainsi que les résultats de sa recherche dans l’île qui ont donné lieu à sa thèse de doctorat sur l’anatomie et le développement des cténophores, ce qui a constitué ses débuts dans l’embryologie descriptive des invertébrés.