« Une clé confectionnée sans la moindre idée de la serrure où un jour elle pourrait être introduite » : Les Fleurs du mal chez Walter Benjamin
En formulant à la fin de sa vie le projet d’un livre sur Baudelaire, Walter Benjamin se donnait pour tâche de faire apparaître l’empreinte laissée par le poète dans le XIXe siècle aussi nettement « que celle d’une pierre qu’on aurait délogée un jour de la place qu’elle occupait depuis des décennies...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Carnets
2021
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | En formulant à la fin de sa vie le projet d’un livre sur Baudelaire, Walter Benjamin se donnait pour tâche de faire apparaître l’empreinte laissée par le poète dans le XIXe siècle aussi nettement « que celle d’une pierre qu’on aurait délogée un jour de la place qu’elle occupait depuis des décennies ». Nous montrerons qu’il s’agissait moins de montrer l’ancrage de l’œuvre dans son siècle que de l’extraire de son contexte historique pour y puiser des possibles. Le philosophe concevait les Fleurs du mal comme une « clé confectionnée sans la moindre idée de la serrure où un jour elle pourrait être introduite », condition pour accéder à la connaissance du XXe siècle. Comprendre sa tentative d’appropriation du recueil suppose de suivre l’itinéraire qui part des réflexions du jeune traducteur jusqu’au moment où son œuvre de maturité converge avec l’œuvre lyrique pour en réécrire les motifs. Nous pourrons alors faire ressortir les gestes poétiques passés dans sa philosophie de l’histoire. |
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