Aux frontières de la Chronique : les Salons de Diderot (1769-1781)
Au xviiie siècle, la Chronique est considérée comme un simple récit d’évènements passés classés dans un ordre chronologique. Dans l’article *Chronique de l’Encyclopédie, Diderot la dévalorise, et semble opposer le chroniqueur à l’historien qui s’interroge avec profit sur les liens entre les évènemen...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Carnets
2016
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Au xviiie siècle, la Chronique est considérée comme un simple récit d’évènements passés classés dans un ordre chronologique. Dans l’article *Chronique de l’Encyclopédie, Diderot la dévalorise, et semble opposer le chroniqueur à l’historien qui s’interroge avec profit sur les liens entre les évènements. Ce n’est qu’au xixe siècle que le terme prend son sens actuel. Cependant, par son attention aux débats de l’époque sur l’art dont il fait écho dans les salons, par son activité de journaliste pour la Correspondance Littéraire de Grimm, Diderot s’apparente à un chroniqueur. Dans cette perspective, il nous a paru intéressant de nous pencher sur les derniers salons de Diderot, en particulier sur le Salon de 1769, qui juxtapose sans lien deux chroniques de nature différente, la Chronique artistique et la « Chronique du quotidien », cette dernière ne nourrissant pas la réflexion esthétique de Diderot. Ce procédé est repris, avec des variantes (il s’agit de deux chroniques d’art qui ne dialoguent pas entre elles), dans les salons suivants : ceux de 1771, 1775, 1781. Dans les derniers salons, cette juxtaposition de deux chroniques signale de façon exemplaire l’abandon du projet esthétique de Diderot : rivaliser avec le peintre. |
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