Figures de l’étranger dans l’œuvre de Mahmûd Taymûr (1894-1973)

La question de l’étranger est au cœur de la littérature et de la société arabe moderne et plus particulièrement celles de l’Egypte du début du xxe siècle. L’élément étranger est partie prenante de l’œuvre de Mahmûd Taymûr, le premier nouvelliste arabe. Cette altérité est d’abord littéraire et cultur...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/carnets,
Auteur principal: Rachdi, Naïma
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Carnets 2016
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:La question de l’étranger est au cœur de la littérature et de la société arabe moderne et plus particulièrement celles de l’Egypte du début du xxe siècle. L’élément étranger est partie prenante de l’œuvre de Mahmûd Taymûr, le premier nouvelliste arabe. Cette altérité est d’abord littéraire et culturelle, le genre nouvellistique et les procédés stylistiques qu’il utilise étant empruntés à la littérature occidentale, et particulièrement à l’auteur français Guy de Maupassant. Dans ses nouvelles et son récit de voyage, Taymûr a représenté l’étranger, l’Occidental, le Français ou l’Anglais, celui qui jusque-là s’arrogeait le rôle de peindre l’Oriental, l’indigène. Les rôles sont ainsi inversés et c’est le regard de l’écrivain égyptien sur les Occidentaux qui nous est révélé. L’Anglais est également représenté chez Maupassant, son portrait reflétant une opinion concernant les étrangers insulaires assez répondue en France à son époque. Dans sa vie et son œuvre, Taymûr n’a eu de cesse d’aller vers l’autre, l’Occidental, qui est à l’origine du modèle culturel transposé dans son pays, et qui fait depuis partie des composantes d’une société devenue multiculturelle.