« Comment peut-on être français ? »
Mettre en scène la figure fictionnelle – généralement stéréotypée – de l’étranger permet à un écrivain de manier l’ironie pour exprimer sa distanciation par rapport aux autochtones. Prenant comme point de départ la manière dont procédait Montesquieu dans ses Lettres persanes (1721), nous étudierons...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/carnets, |
|---|---|
| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Carnets
2016
|
| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Mettre en scène la figure fictionnelle – généralement stéréotypée – de l’étranger permet à un écrivain de manier l’ironie pour exprimer sa distanciation par rapport aux autochtones. Prenant comme point de départ la manière dont procédait Montesquieu dans ses Lettres persanes (1721), nous étudierons le stratagème narratif parallèle utilisé par P. Daninos à l’époque contemporaine dans la série de ses cinq livres qui ont pour protagoniste le Major Thompson (de 1954 à 2000). Nous évoquerons aussi le type particulier de réécriture proposée par C. Djavann dans Comment peut-on être français ? (2006). Nous verrons que, au moyen de la soi-disant naïveté des commentaires spontanés d’étrangers découvrant la France, les auteurs peuvent mettre en place une polyphonie vecteur d’une ironie souriante ou grinçante. Or le caractère à la fois paradoxal et réversible de l’énonciation ironique donne lieu à un jeu complexe de distanciations vis-à-vis des points de vue de l’étranger et du Français. |
|---|