Arrêt sur image : un diocèse du Nordeste brésilien à la veille du Concile

Le 1er juillet 1957, l’assassinat de l’évêque de Garanhuns (Pernambouc) par un de ses prêtres agit comme le révélateur dramatique des réalités de l’Église du Nordeste brésilien, cinq ans avant le Concile Vatican 2. Ce « crime sacrilège qui avait bouleversé le monde », ainsi que l’écrivait un des quo...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/caravelle,
Auteur principal: Marin, Richard
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Caravelle 2017
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Le 1er juillet 1957, l’assassinat de l’évêque de Garanhuns (Pernambouc) par un de ses prêtres agit comme le révélateur dramatique des réalités de l’Église du Nordeste brésilien, cinq ans avant le Concile Vatican 2. Ce « crime sacrilège qui avait bouleversé le monde », ainsi que l’écrivait un des quotidiens locaux exprime aussi le déphasage entre la culture ultramontaine d’un évêque soucieux de réformer et celle d’un clergé au catholicisme accommodant, fort peu disposé à passer sous les fourches caudines de la normalisation préconisée par Rome. En amont du drame, les conflits à répétition du malheureux évêque avec son clergé mettent en lumière les ratés de la romanisation et dressent une image surprenante de l’Église de ce temps, loin de la « monarchie épiscopale » souvent évoquée.