Les « sandalistes » recyclés : de la révolution aux stations balnéaires dans le nouveau Nicaragua

Durant la période post-sandiniste, le Nicaragua s’est adapté à la nouvelle donne de l’économie néolibérale en faisant du tourisme une industrie de premier plan. Pour transformer le pays en destination sûre et attrayante pour les touristes, les autorités se sont efforcées de dissimuler les stigmates...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/cal,
Autor principal: Babb, Florence E.
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Cahiers des Amériques latines 2018
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Durant la période post-sandiniste, le Nicaragua s’est adapté à la nouvelle donne de l’économie néolibérale en faisant du tourisme une industrie de premier plan. Pour transformer le pays en destination sûre et attrayante pour les touristes, les autorités se sont efforcées de dissimuler les stigmates de son récent passé révolutionnaire. Mais dans le même temps, des images et des souvenirs de la révolution sont délibérément réactualisées aujourd’hui comme autant d’arguments de vente pour nourrir le tourisme. Dans cet article, nous défendrons l’idée que ces processus apparemment antagonistes servent à la fois les visées du néolibéralisme et celles du nationalisme. Dans une époque marquée par la mondialisation, l’exemple nicaraguayen illustre bien la manière dont l’histoire d’un pays postrévolutionnaire peut concourir à sa transformation en destination touristique branchée.