Alliances et autonomie politique. Les deux faces du syndicalisme chilien
Depuis dix ans, le Chili connaît une augmentation de la conflictualité du travail, dans laquelle les travailleurs mobilisés par des grèves illégales jouent un rôle prépondérant. À partir d’entretiens avec 43 leaders de grèves menées en 2014, complétés par des données statistiques, nous proposons tro...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
|---|---|
| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Cahiers des Amériques latines
2018
|
| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Depuis dix ans, le Chili connaît une augmentation de la conflictualité du travail, dans laquelle les travailleurs mobilisés par des grèves illégales jouent un rôle prépondérant. À partir d’entretiens avec 43 leaders de grèves menées en 2014, complétés par des données statistiques, nous proposons trois conclusions montrant ce que cette conflictualité du travail révèle de l’état actuel du syndicalisme. 1) L’observation des acteurs et des alliances formées lors des grèves montre une distinction claire entre le syndicalisme du secteur privé, isolé politiquement, et celui du secteur public, fortement tributaire de ses alliances avec les centrales et les partis politiques ; 2) La possibilité de s’affranchir des cadres institutionnels du travail, dans les grèves du secteur privé, dépend de la capacité des syndicats à mobiliser les travailleurs en interne ; 3) C’est dans les secteurs clés du modèle primo-exportateur que cette force syndicale interne et autonome s’est développée le plus vite. |
|---|