María Sabina, femme de savoir mazatèque ou chamane des étrangers ?

Dans le Mexique contemporain, les nouvelles relations établies entre les populations indiennes et l’État encouragent les mises en scène ethniques. Au-delà des élaborations de l’ethnicité comme « substance », sa déconstruction ouvre sur un phénomène pluriel, qui s’exprime notamment au travers des div...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/cal,
Auteur principal: Demanget, Magali
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers des Amériques latines 2017
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Dans le Mexique contemporain, les nouvelles relations établies entre les populations indiennes et l’État encouragent les mises en scène ethniques. Au-delà des élaborations de l’ethnicité comme « substance », sa déconstruction ouvre sur un phénomène pluriel, qui s’exprime notamment au travers des divers emblèmes invoqués par les acteurs. Les Mazatèques des hautes terres, dans la Sierra Madre Oriental (Oaxaca), se sont réappropriés des éléments du chamanisme tout d’abord médiatisés par les Occidentaux, suite à un important événement touristique. Parmi eux, la « chamane » Maria Sabina, est aujourd’hui affichée comme un emblème de leur identité. Cet emblème, érigé comme une frontière symbolique entre les effectifs humains, nous renseigne sur la perception qu’ont les acteurs locaux des types de relations initiés avec les autres. Derrière les mises en scène destinées à des agents extérieurs (le tourisme, l’État), comment la société mazatèque, dans sa diversité, conçoit-t-elle la défunte « femme de savoir » devenue la « chamane » des étrangers ?