The sign of Kanaimà, the space of Guayana and the demonology of development
Cet essai explore la façon dont le complexe shamanique du Kanaimá devient une représentation centrale du sauvage tant dans les sociétés nationales que coloniales du nord-est de l’Amérique du Sud. En association avec le signe cannibale, Kanaimá est utilisé pour bâtir une vision de Majesté Satanique e...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Anglais |
| Izdano: |
Cahiers des Amériques latines
2017
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Cet essai explore la façon dont le complexe shamanique du Kanaimá devient une représentation centrale du sauvage tant dans les sociétés nationales que coloniales du nord-est de l’Amérique du Sud. En association avec le signe cannibale, Kanaimá est utilisé pour bâtir une vision de Majesté Satanique en Amazonie. Cette vision de Majesté Satanique tenant sous son pouvoir les cultures indigènes est à son tour utilisée pour produire une démonologie du développement. Cette démonologie présente la tradition et les rituels comme n’étant rien de plus que de la superstition primitive, au service du désir morbide et violent de cette Majesté satanique, qui est donc l’ennemi caché du développement et du progrès. Cette idée du développement, dans le discours occidental, concerne les formes de la rédemption et du progrès, tant matériel que spirituel et est comprise ici comme partie intégrante de la conquête nationale et coloniale et de l’incorporation des communautés indigènes au pouvoir de l’état et du gouvernement. |
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