Pratiques et discours de l’altérité négative dans le cadre de la crise Argentine

En Argentine, l'augmentation de la pauvreté qu'a accompagné le cycle néo-libéral a réanimé les tensions sociales affectant la représentation politique. La crise de décembre 2001 a relancé aussi une autre forme, plus primitive, de révolte sociale : la délinquance. Ces deux phénomènes de déc...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/cal,
Autor principal: Manero, Edgardo
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Cahiers des Amériques latines 2017
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:En Argentine, l'augmentation de la pauvreté qu'a accompagné le cycle néo-libéral a réanimé les tensions sociales affectant la représentation politique. La crise de décembre 2001 a relancé aussi une autre forme, plus primitive, de révolte sociale : la délinquance. Ces deux phénomènes de décomposition de l'ordre public sont utilisés pour fonder de nouvelles stratégies de discipline sociale axées sur une modification de la conception de l'altérité négative visible depuis les années 1990. L'institution d'un nouveau voisinage interne est la caractéristique de l'Argentine contemporaine. Le rapport à un « Autre » menaçant basé sur le voisinage idéologique propre à la guerre froide a perdu de sa légitimité au profit de la proximité d'un « Autre » social. Ceci aura des profondes conséquences dans les pratiques des institutions de sécurité. Confrontés à l'inquiétude que suscite la délinquance, un large espace politique et ses relais médiatiques occultent la dimension sociale en préférant accroître les moyens des forces de sécurité ou orienter l'action civique vers le contrôle social.