Les cholas des marchés de la Paz : une approche interactionniste
Si l’on définit communément la “chola” de La Paz comme l’Indienne en ascension sociale, la femme de pollera, cette définition primaire ne suffit pas car les significations de ce terme varient selon le contexte : elles ne sont intelligibles que dans un ensemble d’interactions sociales et sont donc dy...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers des Amériques latines
2017
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Si l’on définit communément la “chola” de La Paz comme l’Indienne en ascension sociale, la femme de pollera, cette définition primaire ne suffit pas car les significations de ce terme varient selon le contexte : elles ne sont intelligibles que dans un ensemble d’interactions sociales et sont donc dynamiques. Le cas des comerciantes minoristas, majoritairement de pollera, en est une illustration : alors que, dans la bouche des señoras de vestido, l’appellation chola est une insulte qui vise à gommer la frontière avec l’Indienne ; certaines vendeuses s’approprient ce stigmate et construisent une image valorisante de la femme de pollera, dans une recherche de supériorité par rapport aux Indiennes. Autour de ces batailles de sens, s’affrontent des conceptions différentes de l’espace social. |
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