La CFDT et le mouvement syndical brésilien : origine et développement d’une expérience de solidarité internationale
Dans les relations internationales syndicales, l’entente qui s’est nouée entre la CFDT et la CUT brésilienne se distingue par sa longévité et son intensité. Cette étude vise à en montrer l’origine et les motivations. En effet, il a fallu le durcissement du régime et les circonstances de l’exil pour...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers des Amériques latines
2017
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans les relations internationales syndicales, l’entente qui s’est nouée entre la CFDT et la CUT brésilienne se distingue par sa longévité et son intensité. Cette étude vise à en montrer l’origine et les motivations. En effet, il a fallu le durcissement du régime et les circonstances de l’exil pour que la confédération rencontre des syndicalistes brésiliens. L’étude montre que la constitution du réseau s’est d’abord forgée dans les milieux jocistes avec des militants, anciens syndicalistes ou proches du mouvement ouvrier, réfugiés en Europe et avec lesquels elle partage une même analyse politique des réalités économiques et sociales. La Confédération a ainsi d’abord contribué à faire vivre l’Opposition syndicale par l’apport d’une aide très concrète, allant du prêt de locaux au soutien financier, avant de se rapprocher des Authentiques – les syndicalistes restés sur place et œuvrant au sein des syndicats officiels – qu’elle soutient dans leur projet de refondation syndicale aboutissant à la création de la CUT. La CFDT a ainsi activement contribué à la reconstruction syndicale et donc aux nouvelles formes de la démocratie brésilienne. L’article révèle que, dans l’évolution de l’attitude cédétiste, a joué d’une part le prolongement de l’exil, qui a créé une situation de coupure avec les acteurs directement aux prises avec les réalités sociales du pays, d’autre part la mutation propre de la centrale française, délaissant une approche plus « politique » héritée des années 1960 pour se recentrer sur l’action syndicale au sein des entreprises. |
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