Le droit, la violence et la terre : le rôle de l’État dans l’accaparement foncier en Colombie
Le phénomène d’accaparement de terres a souvent été imputé à la faiblesse de l’État dans les pays du Sud. Or il est souvent impossible de le comprendre sans porter un regard sur les politiques foncières, sur les paradigmes du développement agricole et sur les visions du territoire produites par l’Ét...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Cahiers des Amériques latines
2016
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Le phénomène d’accaparement de terres a souvent été imputé à la faiblesse de l’État dans les pays du Sud. Or il est souvent impossible de le comprendre sans porter un regard sur les politiques foncières, sur les paradigmes du développement agricole et sur les visions du territoire produites par l’État. Le marché des terres est structuré par les liens qu’entretiennent des acteurs économiques – légaux comme illégaux – avec la sphère étatique. Cette contribution explore, à partir du cas de l’accaparement violent de terres en Colombie, le rôle de l’État à la fois dans sa composante institutionnelle et dans les réseaux politiques qui participent à l’exercice du pouvoir. Or, elle montre également que, malgré la place centrale de l’État dans la spoliation des ressources foncières, celui-ci demeure un lieu de dénonciation et de mobilisation, ce qui illustre la puissance du référentiel étatique et l’importance de l’État comme espace central du jeu politique. |
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