Une action locale à portée transfrontalière. Le Colectivo Chilpancingo à Tijuana, Mexique
L’objectif de cet article est d’analyser l’enjeu et la portée d’une action collective qui a eu lieu à Tijuana, ville frontalière entre le Mexique et les États-Unis. Cette mobilisation met en lumière la capacité d’action des populations pauvres face aux effets pervers de la globalisation ainsi que la...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Cahiers des Amériques latines
2013
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’objectif de cet article est d’analyser l’enjeu et la portée d’une action collective qui a eu lieu à Tijuana, ville frontalière entre le Mexique et les États-Unis. Cette mobilisation met en lumière la capacité d’action des populations pauvres face aux effets pervers de la globalisation ainsi que la place du local dans les mouvements qui portent leur action à une échelle transnationale. La manière dont ce groupe de femmes, ex-ouvrières des maquiladoras et activistes, parvient à imputer une responsabilité au gouvernement des États-Unis pour les agissements d’une entreprise privée représente une stratégie de publicisation novatrice. Elle consiste à construire un public à la fois local et transnational, en même temps qu’à produire un récit où des questions liées à l’environnement se mêlent aux problèmes d’intégration économique de l’Amérique du Nord et d’industrialisation de la frontière. Au cœur de ce mouvement se trouve ainsi la construction de la frontière comme territoire partagé, espace local traversé par deux nations dans lequel agissent forces et acteurs nationaux et globaux. |
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