La gauche uruguayenne et la nécessaire imagination radicale
Les sociétés démocratiques articulent leurs dynamiques de reproduction et de transformation dans un contexte de valeurs et de croyances partagées qui constituent le prisme à travers lequel ces sociétés se perçoivent. Ces appréhensions de soi sont le théâtre de reconfigurations historiques qui orient...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers des Amériques latines
2014
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Les sociétés démocratiques articulent leurs dynamiques de reproduction et de transformation dans un contexte de valeurs et de croyances partagées qui constituent le prisme à travers lequel ces sociétés se perçoivent. Ces appréhensions de soi sont le théâtre de reconfigurations historiques qui orientent la façon dont les sociétés transforment la manière de réguler ce qui est dû à leurs citoyens libres et égaux. En Uruguay, l’arrivée de la gauche au pouvoir peut s’interpréter comme un signe de la reconfiguration de ce contexte de valeurs et croyances partagées, qui a mené à une interprétation plus égalitaire de ce que devraient être les arrangements institutionnels garantissant les conditions d’une égale citoyenneté. Bien que ces attentes aient été comblées pendant les deux gouvernements du Frente Amplio, depuis que les minima sociaux de base sont assurés de façon relativement réussie, on remarque un fort sentiment d’insatisfaction de la part des citoyens qui se sont identifiés historiquement avec les valeurs et les croyances qui ont cimenté l’auto-compréhension de la gauche uruguayenne. On entend parfois le reproche qu’une fois au pouvoir, la gestion a anesthésié la capacité d’imaginer des scénarios de transformations substantielles. Cela semble être un problème que la gauche uruguayenne partage avec les autres gouvernements de gauche de la région, ce qui rend nécessaire la restauration de la capacité d’imaginer des transformations substantielles de la société, sans lesquelles la gauche continuera à s’effacer et finira par ressembler à un gouvernement prospère de centre gauche. Pour cela, il est nécessaire que la discussion publique soit dynamisée par la question suivante : « Quelles sont les transformations structurelles à mettre en place pour revitaliser l’auto-compréhension de la gauche, élaborée au cours des cinquante dernières années en Uruguay ? » |
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