Haïti 2003-2012 : les mouvements de contestation populaire face aux logiques de l’aide
Cette étude envisage les manifestations massives de 2003-2004 ayant conduit à la chute d’Aristide ainsi que les « émeutes de la faim » de 2008 en tant qu’expressions politiques, afin de les appréhender comme une « réalité en soi » et non pas à l’aune d’un changement de régime ou de gouvernement. En...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Cahiers des Amériques latines
2014
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cette étude envisage les manifestations massives de 2003-2004 ayant conduit à la chute d’Aristide ainsi que les « émeutes de la faim » de 2008 en tant qu’expressions politiques, afin de les appréhender comme une « réalité en soi » et non pas à l’aune d’un changement de régime ou de gouvernement. En Haïti, au début du xxie siècle, ces soulèvements ne sont pas concomitants d’un « virage à gauche » mais s’inscrivent au contraire dans un espace politique en mutation, marqué par la présence massive de l’« aide » internationale dont il faut interroger l’incidence sur la possibilité d’un surgissement populaire révélant la « mésentente ». Ce surgissement doit faire face à une conception pacifiée de la démocratie conduisant à une appréhension dévoyée de la révolte devenue la revendication d’une place. Néanmoins, en dépit de l’investissement de l’espace politique par les logiques de l’aide, une forme de surgissement politique ne demeure-t-elle pas possible, refusant la traduction du mécontentement en revendications sectorielles et statutaires ? Une « interpellation plébéienne » ? 1 |
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