La nécropolitique au Venezuela bolivarien : l’État comme machine de guerre
Cet article propose une analyse de la violence institutionnelle au Venezuela. Il mobilise le concept de machine de guerre afin de saisir l’État vénézuélien actuel, et plus particulièrement le dispositif nécropolitique constitué par les Forces d’action spéciales (FAES) de la Police nationale bolivari...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
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| Autori principali: | , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers des Amériques latines
2024
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article propose une analyse de la violence institutionnelle au Venezuela. Il mobilise le concept de machine de guerre afin de saisir l’État vénézuélien actuel, et plus particulièrement le dispositif nécropolitique constitué par les Forces d’action spéciales (FAES) de la Police nationale bolivarienne (PNB). Pour cela, nous mobilisons des outils conceptuels issus des études africaines, comme les notions de « criminalité étatique » (Bayart), « nécropolitique » et « gouvernement privé indirect » (Mbembe). Ces notions se révèlent heuristiques pour comprendre le nouveau type d’État qui a émergé au Venezuela. Au moyen d’une méthodologie normative et empirique, nous décrivons comment les pratiques nécropolitiques sont les manifestations d’une structure qui n’est ni centralisée ni spatialement délimitée, et dont les implications les plus néfastes affectent essentiellement la catégorie sociale des plus pauvres. |
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