L’interdiction du glyphosate et du maïs transgénique au Mexique : López Obrador et le populisme écologique
Les précédents gouvernements populistes de gauche en Amérique latine (Evo Morales en Bolivie, Rafael Correa en Équateur entre autres) ont eu le plus grand mal à concilier l’écologie politique avec leurs objectifs centraux de développement et de redistribution sociale. Les mêmes ambiguïtés entre ces...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
|---|---|
| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Cahiers des Amériques latines
2024
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les précédents gouvernements populistes de gauche en Amérique latine (Evo Morales en Bolivie, Rafael Correa en Équateur entre autres) ont eu le plus grand mal à concilier l’écologie politique avec leurs objectifs centraux de développement et de redistribution sociale. Les mêmes ambiguïtés entre ces différents courants, semblent se rejouer avec le gouvernement d’AMLO. Du fameux Tren Maya au grand programme rural Sembrando Vida, en passant par les coupes budgétaires drastiques au ministère de l’Environnement, la grande transformation annoncée par López Obrador ne semble concerner qu’à la marge l’écologie. Nous nous appuyons dans cet article sur une décision à forte valeur symbolique, celle de l’interdiction par décret de l’herbicide glyphosate et de la culture du maïs transgénique, pour montrer que, même les arbitrages a priori les plus favorables en faveur de l’écologie, demeurent ambigus. Selon notre analyse, non seulement la genèse du décret renvoie à des profondes contradictions au sein du gouvernement AMLO, mais une des seules avancées environnementales à mettre à son crédit relève de stratégies politiques externes et internes qui n’ont que très peu à voir avec des préoccupations environnementales. |
|---|