Penser le Nouveau Monde
La persistance de la représentation médiévale du monde au xvie siècle relativise la place qu’il convient d’accorder à l’expérience positive des navigateurs océaniques. Si une lecture régressive de l’histoire considère la mort d’un système de pensée dans l’évolution de la cartographie, elle ne parvie...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers des Amériques latines
2013
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La persistance de la représentation médiévale du monde au xvie siècle relativise la place qu’il convient d’accorder à l’expérience positive des navigateurs océaniques. Si une lecture régressive de l’histoire considère la mort d’un système de pensée dans l’évolution de la cartographie, elle ne parvient pas à rendre compte de la rémanence d’une vision de l’espace issue du Moyen Âge chrétien, celle qui justement avait engendré les Grandes Découvertes. Loin de mourir, d’être dépassée, ou même contestée, la cosmographie médiévale trouve une nouvelle fraîcheur aux sources du Mundus Novus. L’Imago Mundi s’adapte, se régénère, triomphe même. De Colon à Las Casas, le Paradis Terrestre était physiquement là et sa disparition du champ des savoirs résulte plus des mutations de la religiosité européenne que de la chronologie de l’exploration américaine. Jusqu’au milieu du XVIe siècle, la connaissance du monde, grâce à l’invention des mondes océaniques et américains, n’était pas alors en pleine transition, mais en cours de validation. |
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