De la politique sociale à la lutte contre la pauvreté au Honduras : rétrécissement des concepts de « développement » et de « démocratie » dans un contexte de globalisation

S’appuyant sur l’étude de cas du Honduras, cet article vise à analyser la transformation opérée sur la nature de l’intervention sociale de l’État depuis la mise en œuvre des politiques d’ajustement structurel des années 1990 jusqu’aux politiques actuelles en termes de réduction de la pauvreté. Le pr...

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הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/cal,
מחבר ראשי: Bähr Caballero, Karen
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Cahiers des Amériques latines 2013
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:S’appuyant sur l’étude de cas du Honduras, cet article vise à analyser la transformation opérée sur la nature de l’intervention sociale de l’État depuis la mise en œuvre des politiques d’ajustement structurel des années 1990 jusqu’aux politiques actuelles en termes de réduction de la pauvreté. Le propos s’inscrit dans une évolution plus large, celle de la critique de la nouvelle version du discours dominant sur le développement qui, dans cette période, fait état de la nécessité de réguler certains aspects du marché et de créer des institutions pour soulager l’impact social de la mise en œuvre de l’économie de marché. L’auteur affirme que les politiques de Réduction de la Pauvreté s’inscrivent dans la continuité des politiques d’ajustement structurel, tout en se différenciant des politiques des années 1980, réduisant un État à la seule fonction de garant de la régulation du marché. En effet, face au constat de l’impact négatif et durable de la restructuration économique sur les populations du Sud et face au mécontentement croissant des acteurs sociaux et institutionnels, un aménagement politique et conceptuel en faveur de la reconnaissance du rôle social de l’État est proposé. Le cas hondurien illustre les ruptures et les continuités qui accompagnent cette évolution. Cette étude propose également une réflexion sur la notion de gouvernabilité en confrontant l’usage normatif du concept par les organismes internationaux de développement et les stratégies des élites locales pour s’assurer leur « part du gâteau » ; dans un contexte de mise en place d’une stratégie de développement plus large visant à intégrer les économies locales dans l’économie globale. En conclusion, l’auteur aborde la question de l’impact de l’évolution de la politique de développement sur le processus de démocratisation initié au Honduras dès les années 1980.