L’extractivisme organique en Bolivie. De la lutte contre le néo-libéralisme aux luttes pour l’accès aux ressources naturelles

En Bolivie, le « retour de l’État » sous la présidence d’Evo Morales s’est heurté aux formes d’auto-organisation des ressources naturelles, notamment minières et hydriques. Celles-ci reposent sur un ensemble de savoirs, de pratiques et d’infrastructures à l’origine de l’« extractivisme organique »,...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/cal,
Hovedforfatter: Le Gouill, Claude
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Cahiers des Amériques latines 2021
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:En Bolivie, le « retour de l’État » sous la présidence d’Evo Morales s’est heurté aux formes d’auto-organisation des ressources naturelles, notamment minières et hydriques. Celles-ci reposent sur un ensemble de savoirs, de pratiques et d’infrastructures à l’origine de l’« extractivisme organique », que nous définissons comme les revendications souverainistes portées par les organisations sociales sur les ressources naturelles. Par l’introduction de ce concept, nous souhaitons montrer que les difficultés de gestion du gouvernement sur le thème des ressources naturelles ne proviennent pas tant des incohérences du gouvernement que des dynamiques et stratégies de résistance des organisations sociales aux projets étatiques. Le principal changement qu’a connu la société bolivienne avec la victoire d’Evo Morales est ainsi le passage d’un front commun des organisations sociales contre le dénommé « néolibéralisme » à une lutte interne entre celles-ci pour le contrôle des ressources naturelles.