Désarticuler l’indigénisme officiel. Regards sur l’Institut national indigéniste (1940-1960)

Le terrain comme un lieu productif pour l’analyse historique est rarement interrogé, malgré sa centralité, autant pour la discipline anthropologique que pour la mise en place des politiques indigénistes. Dans cet article, j’explore un ensemble de cahiers de terrain ethnographiques élaborés pour l’In...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/cal,
Autor principal: López Caballero, Paula
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Cahiers des Amériques latines 2021
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Le terrain comme un lieu productif pour l’analyse historique est rarement interrogé, malgré sa centralité, autant pour la discipline anthropologique que pour la mise en place des politiques indigénistes. Dans cet article, j’explore un ensemble de cahiers de terrain ethnographiques élaborés pour l’Institut national indigéniste entre 1948 et 1960 dans différentes régions du Mexique. Sur la base de ce corpus, « à ras de terre », sur le terrain, il est possible de reconstruire une histoire de l’indigénisme et de l’anthropologie qui, au lieu d’examiner leurs doctrines, programmes ou résultats, fasse lumière sur les mécanismes, les acteurs et les contradictions ayant conditionné la reproduction de ce projet institutionnel. Ce regard « capillaire » sur l’institution permet de problématiser ce que j’appelle l’« archive indigéniste », c’est-à-dire le système de discursivités que cette institution a stabilisé au fil du temps. En disloquant ainsi les rhétoriques institutionnelles à partir du terrain, je prétends offrir, en dernière instance, une ethnographie de l’État.