Dire la blancheur chez les Businenge en Guyane. Pratiques de catégorisation et racialisation des rapports sociaux
Cet article vise à analyser des catégorisations de la majorité raciale dans une langue minoritaire, afin de saisir ces dynamiques de racialisation depuis la perspective de personnes minorisées. Il s’agit de catégories utilisées en Guyane par des personnes businenge – des Marrons –, locuteurs des var...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
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| Autores principales: | , , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Cahiers des Amériques latines
2021
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article vise à analyser des catégorisations de la majorité raciale dans une langue minoritaire, afin de saisir ces dynamiques de racialisation depuis la perspective de personnes minorisées. Il s’agit de catégories utilisées en Guyane par des personnes businenge – des Marrons –, locuteurs des variétés de nenge.Nous étudions ainsi les désignations renvoyant à la blancheur, comme bakaa, weti et poyte, dans une perspective historique, à partir de dictionnaires anciens, puis contemporaine, en nous appuyant sur des données collectées ethnographiquement. Puis nous analysons des interactions à l’hôpital de Saint-Laurent-du-Maroni, en combinant la sociologie des rapports sociaux et des approches sociales du langage ancrées dans l’ethnographie.La distinction entre bakaa et weti permet de penser la race comme rapport de pouvoir, où disparaît l’évidence du marqueur biologique de couleur. Nommer la blancheur s’avère aussi un moyen de proposer une perspective critique de l’ordre social. |
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