Fuites frontalières entre le Guyana et le Venezuela : migrations et contrebande dans un village amérindien

À partir d’une enquête de terrain menée dans un village amérindien du Guyana, à proximité du Venezuela, cet article explore les modalités d’existence de la frontière pour les populations locales. Celles-ci sont très conscientes que la frontière, épaisse et poreuse, crée un différentiel entre les deu...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/cal,
מחבר ראשי: Allard, Olivier
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Cahiers des Amériques latines 2021
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:À partir d’une enquête de terrain menée dans un village amérindien du Guyana, à proximité du Venezuela, cet article explore les modalités d’existence de la frontière pour les populations locales. Celles-ci sont très conscientes que la frontière, épaisse et poreuse, crée un différentiel entre les deux pays, ce qui donne leur raison d’être aux circulations et aux transactions, notamment à la migration de réfugiés venus du Venezuela, à la contrebande de carburant ou au commerce de marchandises et de nourriture. Ces activités suscitent aussi de la rivalité et de la compétition entre des acteurs très variés. La population de la région est caractérisée par de multiples formes de différenciation, et les personnes qui migrent entre le Venezuela et le Guyana circulent aussi entre deux régimes d’identité : être amérindien ou non, être vénézuélien ou guyanien, par exemple, n’a pas la même signification dans tous les contextes. Enfin, l’article s’attache à nuancer l’affirmation courante suivant laquelle les populations frontalières résisteraient à l’imposition de la frontière par les États. Les personnes qui résident au Guyana, y compris les migrants, souhaitent aussi que celle-ci joue son rôle de barrière protectrice face à la violence qui touche aujourd’hui le Venezuela.