La persistance de l’attachement aux biens culturels physiques

À partir d’une soixantaine d’entretiens menés un peu partout en France et d’une enquête quantitative par méthode des quotas auprès de plus de 2000 répondants, l’article montre pourquoi il y a une « persistance » du recours aux biens culturels physiques (CD, DVD, vinyles, jeux vidéo en boite etc.). D...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/bssg,
Autor principal: Gilliotte, Quentin
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Biens Symboliques / Symbolic Goods 2022
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:À partir d’une soixantaine d’entretiens menés un peu partout en France et d’une enquête quantitative par méthode des quotas auprès de plus de 2000 répondants, l’article montre pourquoi il y a une « persistance » du recours aux biens culturels physiques (CD, DVD, vinyles, jeux vidéo en boite etc.). D’une part, ces supports physiques présentent des avantages « pratiques », faisant qu’ils sont pour beaucoup d’enquêtés plus faciles à mobiliser au quotidien, pour les reconsommer, les avoir à portée de main, mais également pour les faire circuler. D’autre part, ces biens présentent également un certain nombre de contraintes faites vertus, qui viennent alimenter le plaisir et permettent de recréer de la rareté, de la singularité dans l’expérience de consommation. Cette singularisation passe en priorité par un rapport sensible aux biens culturels (par le toucher, l’odeur, la place prise au sein de l’espace domestique) et par des formes de ritualisation des moments d’acquisition et de consommation.