Trente ans de trésors nationaux : une politique de l’imaginaire national
Le classement « trésor national » constitue un levier juridique à la disposition de l’État pour neutraliser des biens culturels sur le marché et empêcher leur vente à l’étranger par le refus de délivrer un certificat d’exportation, préalable à une possible acquisition par la puissance publique. Les...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/bssg, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Biens Symboliques / Symbolic Goods
2025
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le classement « trésor national » constitue un levier juridique à la disposition de l’État pour neutraliser des biens culturels sur le marché et empêcher leur vente à l’étranger par le refus de délivrer un certificat d’exportation, préalable à une possible acquisition par la puissance publique. Les définitions préalables données par les corps de droit laissent une large marge d’interprétation qu’il est intéressant d’explorer. Dans quel système de valeurs s’inscrivent les trésors nationaux ? En examinant le corpus des 257 biens qui ont fait l’objet d’un refus de certificat d’exportation, puis les modalités langagières des avis techniques de la Commission consultative des trésors nationaux et celles d’un ensemble de 695 articles de presse, il est possible de répondre à cette question. Les trésors nationaux constituent tout à la fois un discours politique fondé sur une représentation singulière de l’histoire collective ; un manifeste des prérogatives de l’État en matière de patrimoine culturel ; enfin, un support de rêveries fondées moins sur les objets eux-mêmes que sur l’histoire de leur surgissement dans l’espace public. |
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