« Le contrat le plus sacré » : les engagements de travail des artistes théâtraux (France, décennie 1790)
En France, la décennie révolutionnaire est marquée par l’essor des entreprises théâtrales privées, qui engagent un comédien ou une comédienne pour une durée généralement d’un an renouvelable. Ce phénomène est ici étudié grâce à dix-sept contrats d’engagement parisiens ou provinciaux, issus de fonds...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/bssg, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Biens Symboliques / Symbolic Goods
2025
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | En France, la décennie révolutionnaire est marquée par l’essor des entreprises théâtrales privées, qui engagent un comédien ou une comédienne pour une durée généralement d’un an renouvelable. Ce phénomène est ici étudié grâce à dix-sept contrats d’engagement parisiens ou provinciaux, issus de fonds d’archives divers. Il s’agit d’analyser, par une description fine de ces actes, les formes et les enjeux de la contractualisation du travail artistique, qui présente des clauses de plus en plus nombreuses et précises. Cette réflexion permet de comprendre comment se pense et s’organise, dans un contexte de commercialisation des loisirs, le développement de tout un segment des mondes du travail : celui de la prestation de service artistique, qui est à la fois tournée vers le public et ancrée dans l’entreprise de spectacle. Dans ces écritures salariales ordinaires se construit la spécificité d’un travail artistique qui a des ressemblances avec d’autres métiers de service mais sans s’y réduire. |
|---|