Rêverie d’un traducteur
La rêverie serait-elle un bon instrument pour la connaissance de la traduction ? Une réflexion sur le travail de la traduction implique qu’on interrompe le travail pour observer ce que l’on fait en le faisant. Ainsi, puisant dans son expérience de traducteur de la correspondance de Walter Benjamin,...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/bssg, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Biens Symboliques / Symbolic Goods
2021
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | La rêverie serait-elle un bon instrument pour la connaissance de la traduction ? Une réflexion sur le travail de la traduction implique qu’on interrompe le travail pour observer ce que l’on fait en le faisant. Ainsi, puisant dans son expérience de traducteur de la correspondance de Walter Benjamin, l’auteur montre comment une part de rêverie – associations spontanées de l’inconscient, faculté de constituer un monde séparé de la réalité selon Freud – entre dans les opérations concrètes de la traduction. Il propose ainsi de reformuler l’adage « traduire, c’est trahir » : traduire, c’est faire entendre une chose dans une langue, c’est-à-dire la faire reconnaître dans cette langue aux personnes qui la parlent, tout en trahissant la manière dont l’autre langue la fait reconnaître. La rêverie serait alors le mode de perception de cette différence, dont la restitution concrète est, de fait, impossible. |
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