Faire de la traduction des sciences sociales un métier. Autonomisation et professionnalisation des traductrices spécialisées
Cette contribution porte sur les modalités de professionnalisation et d’autonomisation de la traduction des sciences sociales. Elle repose sur une étude qualitative par entretiens auprès de traductrices professionnelles spécialisées et sur des observations depuis la position privilégiée d’éditrice d...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/bssg, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Biens Symboliques / Symbolic Goods
2026
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cette contribution porte sur les modalités de professionnalisation et d’autonomisation de la traduction des sciences sociales. Elle repose sur une étude qualitative par entretiens auprès de traductrices professionnelles spécialisées et sur des observations depuis la position privilégiée d’éditrice de revues scientifiques. Elle commence par dresser le constat d’une faible reconnaissance de la traduction des SHS comme un domaine d’activité autonome, autant vis-à-vis de la recherche que des autres domaines de la traduction. La communauté académique, prise dans des stratégies d’internationalisation et des impératifs budgétaires, contourne régulièrement la traduction professionnelle pour privilégier l’auto-traduction ou la traduction entre pair·es. Entre art et expertise, traduction « littéraire » et traduction « technique », le domaine des SHS fait par ailleurs l’objet d’une attention marginale de la part des instances représentatives de la traduction professionnelle ou de l’édition scientifique. Les fortes mutations technologiques (le déploiement d’outils de traduction automatique neuronale et d’intelligence artificielle générative) sont intrinsèquement liées à des évolutions organisationnelles (le développement d’agences de traduction, notamment). Cette transition numérique révèle une faible reconnaissance professionnelle et amène les traductrices spécialisées, a fortiori la frange la plus qualifiée, à se structurer pour défendre leur territoire professionnel. |
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