Bureaux et planification à Bruxelles, 50 ans d’occasions manquées ?

La relation entre bureaux et planification pourrait se résumer à Bruxelles en une suite d’occasions manquées. Les décisions ont été prises au coup par coup, sans vraiment tenir compte de ce qui avait été planifié. Ce jeu immobilier, qui se poursuit depuis un demi-siècle, a des causes quelques fois o...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/brussels,
Auteur principal: De Beule, Michel
Format: Article ou chapitre numérique
Publié: Brussels Studies 2016
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:La relation entre bureaux et planification pourrait se résumer à Bruxelles en une suite d’occasions manquées. Les décisions ont été prises au coup par coup, sans vraiment tenir compte de ce qui avait été planifié. Ce jeu immobilier, qui se poursuit depuis un demi-siècle, a des causes quelques fois obscures, des motifs souvent tus mais des raisons toujours logiques pour au moins un des intervenants dans ce quiproquo à quatre : promoteurs, gouvernement national (puis fédéral et régional), mandataires communaux, habitants.La planification est longtemps restée officieuse, en tentant d’intervenir par la bande. Même si elle avançait depuis 1958 une proposition pertinente, le futur quartier européen s’est créé en silence et sans directive. Avec la régionalisation du pays, la planification devient officielle mais les bureaux restent peu encadrés malgré tout. Vingt ans après avoir été adopté (1999), 47 % des quelque 10 millions de m² de bureaux (dans des entités immobilières comptant au moins 1 000 m², donc très souvent monofonctionnelles) sont comptabilisés en dehors des zones administratives que le plan de secteur avait définies. Depuis 1995, une autre planification intervient mais la relation entre les acteurs du jeu immobilier reste ambiguë. Le quiproquo à quatre persiste.