Des façades neuves aux formes anciennes : Bruxelles et le plan urbanistique « Îlot Sacré » de 1960

Sur décision du conseil communal, la Ville de Bruxelles retrouva un aspect résolument historique à partir de 1960. De nombreux immeubles privés situés dans le centre historique se parèrent de façades en style ancien. Cette époque, connue comme destructrice envers la vieille ville, a paradoxalement m...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/brussels,
Autor principal: Scholz, Dominik
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Brussels Studies 2024
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Sur décision du conseil communal, la Ville de Bruxelles retrouva un aspect résolument historique à partir de 1960. De nombreux immeubles privés situés dans le centre historique se parèrent de façades en style ancien. Cette époque, connue comme destructrice envers la vieille ville, a paradoxalement mené à un renforcement de son caractère historique — un phénomène peu connu jusqu’ici. S’agit-il de l’expression particulièrement précoce d’une critique du progrès qui se manifestera ailleurs en Europe à partir des années 1970 ? Le présent article jette un nouveau regard sur l’urbanisme bruxellois. En analysant les acteurs et les discours, il s’interroge sur les raisons qui ont mené à la construction d’un nouveau centre-ville historique dans les années 1950 à 1970. L’article montre que ces raisons résident non pas dans le patriotisme local des mandataires communaux, mais dans une synergie complexe entre la politique urbanistique officielle, les protestations de la société civile et le désir d’épanouissement au niveau socio-économique.