Résistances à l’autorité policière à Bruxelles (1945‑1975) : la construction judiciaire de la violence populaire
L’étude de la répression des résistances aux forces de l’ordre sur le territoire de Bruxelles pendant la période 1945 à 1975 infirme l’hypothèse d’un phénomène qui s’expliquerait par la tendance des jeunes à la révolte. Au contraire, l’analyse des dossiers judiciaires suggère que ces résistances son...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/brussels, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Brussels Studies
2016
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’étude de la répression des résistances aux forces de l’ordre sur le territoire de Bruxelles pendant la période 1945 à 1975 infirme l’hypothèse d’un phénomène qui s’expliquerait par la tendance des jeunes à la révolte. Au contraire, l’analyse des dossiers judiciaires suggère que ces résistances sont le résultat de l’immixtion de la police dans des conflits privés. Des hommes ayant la trentaine, le plus souvent issus des classes défavorisées, occupent des espaces publics et semi-publics (rue et cafés) des communes urbanisées de Bruxelles pendant leur temps de loisir. Leur implication dans des interactions violentes avec leurs camarades ou leur épouse – affirmation de l’identité masculine ou déchargement des forces – dérange les représentants de l’autorité qui – véhiculant des normes de conduite bourgeoises – interviennent pour rétablir l’ordre. Des acteurs aux modes de conduite différents se heurtent sur la scène publique en essayant d’imposer leur façon d’être. L’activité policière participe à la criminalisation des formes populaires de vie sociale et de loisir. |
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