Diversité taxonomique des Hominidés fossiles en Asie : de nouvelles méthodes pour une vieille question

Les objectifs de cette étude sont de déterminer si les fossiles d’Hominidés retrouvés en Asie du Sud-est représentent un ou plusieurs taxons, d’identifier ceux-ci, de mesurer les distances entre ces taxons et de les comparer à celles existant entre des espèces et sous-espèces actuelles phylogénétiqu...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/bmsap,
Päätekijät: Bouée, Stéphane, Détroit, Florent
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Bulletins et mémoires de la société d’anthropologie de Paris 2009
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Les objectifs de cette étude sont de déterminer si les fossiles d’Hominidés retrouvés en Asie du Sud-est représentent un ou plusieurs taxons, d’identifier ceux-ci, de mesurer les distances entre ces taxons et de les comparer à celles existant entre des espèces et sous-espèces actuelles phylogénétiquement proches (grands singes).Pour cela, nous avons utilisé les nouvelles méthodes de morphométrie géométrique. Vingt points repères tridimensionnels ont été numérisés sur un échantillon de 110 crânes : 18 spécimens fossiles issus d’Asie et datés de 6 000 à 1 150 000 ans, 31 spécimens d’Homo sapiens actuels, 31 spécimens de chimpanzés et 30 spécimens de gorilles. La méthode Procruste a été appliquée afn de séparer la variable taille des variables de conformation. Nous avons utilisé une nouvelle méthode originale en trois étapes, dans une démarche logique et objective.1) La variabilité globale des quatre groupes a été explorée avec différents indices (variance, distances euclidiennes et de Manhattan). 2) Afin de s’affranchir des regroupement arbitraires de fossiles dans des catégories taxonomiques pré-établies, des analyses en composantes principales (ACP) et de classification (Neighbor Joining et UPGMA) ont permis d’identifier des sous-groupes au sein des quatre groupes (fossiles, H. sapiens, chimpanzés et gorilles). 3) Enfin, les distances de Mahalanobis entre ces différents sous-groupes ont été mesurées et comparées entre elles.Les résultats montrent que la variabilité globale des fossiles est significativement supérieure à celle des H. sapiens. Elle est également supérieure, mais de manière non significative, à celle des chimpanzés d’une part et des gorilles d’autre part. Les méthodes de classification et d’ACP ont permis d’identifier deux groupes au sein de l’échantillon des fossiles : un groupe d’affinité H. erectus et un autre d’affinité H. sapiens. La plus grande distance de Mahalanobis est observée entre les gorilles et les H. sapiens, puis entre les chimpanzés et les H. sapiens. Suit la distance entre les chimpanzés et les gorilles, qui est très proche de celle entre les H. sapiens actuels et les H. erectus. Cette dernière est proche de la distance entre les H. sapiens fossiles et les H. erectus. En revanche, la distance entre les H. sapiens fossiles et actuels est nettement inférieure et est comparable aux distances observées entre les différents sous-groupes identifiés au sein des H. sapiens actuels, des chimpanzés et des gorilles. Cette nouvelle méthode originale a permis de conclure que les fossiles étudiés appartiennent bien à deux taxons différents. Le premier (les H. sapiens fossiles) peut être considéré comme appartenant au même taxon que celui des hommes actuels. Le deuxième appartient à un taxon différent.