Le traitement funéraire des enfants décédés avant un an dans l’Antiquité : études de cas
Les enfants décédés avant un an, généralement sous-représentés dans les ensembles funéraires antiques, sont le plus souvent retrouvés au sein des habitats ou sur leurs marges, ou peuvent être regroupés en des ensembles funéraires qui leur sont propres. La fréquente sous-représentation des jeunes enf...
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| 發表在: | URI:https://journals.openedition.org/bmsap, |
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| Auteurs principaux: | , , |
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
Bulletins et mémoires de la société d’anthropologie de Paris
2006
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| 主題: | |
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| 總結: | Les enfants décédés avant un an, généralement sous-représentés dans les ensembles funéraires antiques, sont le plus souvent retrouvés au sein des habitats ou sur leurs marges, ou peuvent être regroupés en des ensembles funéraires qui leur sont propres. La fréquente sous-représentation des jeunes enfants dans les ensembles funéraires est, selon les auteurs, interprétée comme relevant d’un problème taphonomique (propriétés physico-chimiques particulières des os des jeunes enfants) ou d’une conservation archéologique différentielle due au faible enfouissement des petites fosses, ou encore d’un choix socio-culturel (exclusion du cimetière communautaire). Nous présentons ici trois ensembles funéraires qui ont livré un nombre important d’enfants décédés au cours de leur première année. L’un désigne un cimetière réservé aux enfants de moins d’un an, l’autre un cimetière communautaire qui accueille cette classe d’âge, et le dernier peut être interprété comme un espace utilisé ponctuellement pour les adultes et systématiquement pour les enfants entre 0 et 4 ans. L’hypothèse d’une conservation différentielle des squelettes d’enfants paraît défendable à travers les trois séries examinées, en fonction de la profondeur d’enfouissement et du type de sépulture pratiqué. Par rapport aux adultes, les sépultures de bébés témoignent du même investissement dans l’appareil funéraire (mise en oeuvre d’une architecture, mobilier abondant et diversifié). Les ensembles examinés ici ne montrent pas une différence très nette dans le traitement des enfants selon qu’ils sont morts en période périnatale ou post-néonatale. Le type de tombe est indifférent à l’âge, et si les amphores de la Ramière (Gard) ne renferment que des enfants décédés avant 6 mois, ces derniers peuvent trouver place dans un autre type de tombe. On remarque seulement que les enfants morts autour de la naissance se caractérisent par une plus grande variabilité dans l’attitude du corps. La confrontation des données archéologiques, archéo-anthropologiques et démographiques montre que les enfants décédés avant un an font l’objet d’un traitement funéraire, mais que celui-ci varie énormément selon les groupes. C’est cette importante variabilité, tant sur le plan topographique que sur celui du traitement effectif, qui fait la spécificité funéraire des nourrissons durant l’Antiquité. |
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