La construction de l’image du corps de l’élite égyptienne à l’époque amarnienne

De nombreuses hypothèses de maladies ont été faites pour expliquer l’aspect particulier d’Akhénaton dans ses représentations, sans tenir compte de l’importance des données stylistiques, historiques, anthropologiques et médicales qui, tour à tour, permettent de les contredire. La plus récente concern...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/bmsap,
Main Authors: Spieser, Cathie, Sprumont, Pierre
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Bulletins et mémoires de la société d’anthropologie de Paris 2008
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:De nombreuses hypothèses de maladies ont été faites pour expliquer l’aspect particulier d’Akhénaton dans ses représentations, sans tenir compte de l’importance des données stylistiques, historiques, anthropologiques et médicales qui, tour à tour, permettent de les contredire. La plus récente concerne la maladie de Marfan. Quelques indices laissent effectivement penser que le roi a pu être atteint d’hyperlaxité ligamentaire, une affection banale qui appartient à la symptomatologie de la maladie, mais qui existe aussi de manière isolée. Les auteurs ont également examiné les diverses hypothèses faites au sujet des têtes sculptées des princesses qui présentent un crâne allongé. Leur analyse a permis d’évaluer la complexité des formes allant de la stylisation à une personnalisation qui inclut un certain réalisme anatomique. À l’appui aussi d’indices présents dans les sculptures, les auteurs n’excluent pas la possibilité d’une pratique de déformation crânienne opérée sur les personnes ayant servi de modèle. Les auteurs ont tenu compte dans leur étude des éléments anthropologiques existants, dont les crânes de Smenkhkaré et Toutankhamon. Ils évoquent aussi le contexte idéologique et théologique qui a vu naître ces représentations.