Bilateral asymmetry in the lower limbs in medieval humans and La Ferrassie Neandertals LF1 and LF2

L’asymétrie bilatérale des membres inférieurs peut fournir des informations sur les contraintes biomécaniques habituelles et les schémas de mobilité des populations anciennes. Les études précédentes ont généralement analysé les différents éléments du membre inférieur de manière isolée, ce qui a pote...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/bmsap,
Autori principali: Bardo, Ameline, Kubicka, Anna Maria
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:gb
Pubblicazione: Bulletins et mémoires de la société d’anthropologie de Paris 2026
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’asymétrie bilatérale des membres inférieurs peut fournir des informations sur les contraintes biomécaniques habituelles et les schémas de mobilité des populations anciennes. Les études précédentes ont généralement analysé les différents éléments du membre inférieur de manière isolée, ce qui a potentiellement négligé les signaux fonctionnels intégrés à l’échelle du membre. Nous présentons ici de nouvelles données sur l’asymétrie bilatérale chez des humains médiévaux et chez les Néandertaliens de La Ferrassie (LF1 et LF2), en combinant des mesures externes à des analyses biomécaniques transversales. Nous avons quantifié l’asymétrie directionnelle (DA) et l’asymétrie absolue (AA) du fémur, du tibia, ainsi que du premier (MT1) et du cinquième métatarsien (MT5), afin d’évaluer les chargements mécaniques habituels. Les humains médiévaux présentaient une asymétrie modérée du MT1 et du tibia, sans dominance latérale constante ni corrélation entre les différents os, ce qui suggère une forte variabilité individuelle. LF1 et LF2 présentaient une DA plus élevée, avec des profils distincts entre individus, probablement liés à des charges mécaniques plus intenses ou plus répétitives au niveau des membres inférieurs. Dans l’ensemble, nos résultats mettent en évidence la variabilité individuelle, un possible dimorphisme sexuel et des adaptations spécifiques selon les segments, tout en soulignant que l’asymétrie des métatarsiens reste encore peu documentée dans les populations fossiles. De plus, les données issues de CT scans à haute résolution ont permis de recalculer plus précisément les propriétés biomécaniques de LF1 et LF2.