Analyse généalogique et structure de la population. L’ascendance des natifs de la vallée de la Valserine (Jura français), XVIIe-XXesiècles

Nous avons procédé à la reconstitution des réseaux généalogiques ascendants de tous les individus nés dans la vallée de la Valserine (Jura français) tels qu’ils sont connus par le dépouillement systématique des registres paroissiaux et d’état civil des cinq communes de cette vallée, de la fin du XVI...

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Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/bmsap,
Autores principales: Brunet, Guy, Lallich, Stéphane, Bideau, Alain
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Bulletins et mémoires de la société d’anthropologie de Paris 2010
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Nous avons procédé à la reconstitution des réseaux généalogiques ascendants de tous les individus nés dans la vallée de la Valserine (Jura français) tels qu’ils sont connus par le dépouillement systématique des registres paroissiaux et d’état civil des cinq communes de cette vallée, de la fin du XVIIes. à nos jours. Notre propos est de mener une analyse quantitative de ces réseaux généalogiques ascendants pour caractériser l’ensemble de la population native de la vallée. S’agit-il d’une population homogène ou au contraire est-elle formée de plusieurs groupes présentant des histoires généalogiques contrastées ? Les analyses, fondées sur la complétude de l’information disponible, montrent que les individus nés dans la vallée peuvent être classés en deux groupes : ceux dont l’ascendance locale, par un ancêtre au moins, est établie depuis l’origine des documents disponibles et ceux ne possédant pas d’ascendance locale continue. Cette observation est vérifiée quelle que soit la période de naissance étudiée et révèle l’existence d’une « structure généalogique » de la population. Nous proposons également une méthode originale pour établir le coefficient de déperdition de l’information généalogique entre la seconde et la quatrième générations ascendantes, calcul établi aussi bien de manière relative qu’absolue. Finalement, nous reprenons la conclusion d’une étude précédente (Heyer 1993), mais en montrant que la structure de population observée (existence d’un noyau stable permanent et de flux constants d’entrées et de sorties) n’est pas une construction observée uniquement au XXes. du fait des mouvements migratoires récents. Une structure identique pouvait déjà être observée parmi les natifs du début du XVIIIes. L’étude des rangs SOSA des ascendants montre un lien entre la probabilité de maintien sur place d’une lignée familiale et le sexe des ascendants.