Nouvelles données sur l’épidémiologie passée et actuelle de la spondylolyse lombo-sacrée et son association avec la spina bifida occulta

La spondylolyse est une solution de continuité de la pars interarticularis principalement secondaire à des traumatismes répétés. D’autres facteurs, comme la spina bifida occulta (SBO) sont évoqués mais peu étudiés en clinique et en paléopathologie. Notre étude a pour objectif de renseigner la préval...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/bmsap,
Egile Nagusiak: Devos, Marie, Kacki, Sacha, Villotte, Sébastien, Gandia, David, Chaumoître, Kathia, Saliba-Serre, Bérengère, Verna, Émeline, Ardagna, Yann
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Bulletins et mémoires de la société d’anthropologie de Paris 2022
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:La spondylolyse est une solution de continuité de la pars interarticularis principalement secondaire à des traumatismes répétés. D’autres facteurs, comme la spina bifida occulta (SBO) sont évoqués mais peu étudiés en clinique et en paléopathologie. Notre étude a pour objectif de renseigner la prévalence de la spondylolyse lombaire et son association avec la SBO au sein de trois corpus : 1) un échantillon issu de la population générale française contemporaine (tomodensitométrie, centre hospitalo-universitaire Nord de Marseille) ; 2) une large collection ostéo-archéologique médiévale et moderne provenant du cimetière de la cathédrale de Notre-Dame-du-Bourg (NDB) (Digne-les-Bains, Alpes-de-Haute-Provence) et enfin 3) un corpus de données issues de la littérature paléopathologique. Les résultats révèlent que, pour la population contemporaine, 26 patients adultes âgés de 18 à 69 ans parmi 496 montrent au moins une spondylolyse lombaire (5,2 %). Sa prévalence est significativement plus élevée chez les patients avec une SBO (odds ratio 3,8). Au sein de la série de NDB, 9 individus parmi 455 présentent une spondylolyse (2,0 %). La prévalence est plus élevée à la période médiévale (3,5 %) qu’à la période moderne (0,5%). La même tendance a été retrouvée lors de l’analyse de l’ensemble des données européennes de la littérature et la prévalence de la spondylolyse n’était pas associée à la présence d’une SBO.