Quand le sexe devient politique… Enjeux et périls du contre-rapport des femmes autochtones de Colombie aux Nations unies
La Colombie adopte, en 1991, une nouvelle Constitution inscrivant, d’une part le caractère multiculturel de la nation et d’autre part, l’égalité des femmes et des hommes. Ce faisant, elle tend à réifier des catégories sociales, ce qui risque de défavoriser substantiellement l’exercice du droit des c...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/bifea, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Espagnol |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Bulletin de l’Institut français d’études andines
2019
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | La Colombie adopte, en 1991, une nouvelle Constitution inscrivant, d’une part le caractère multiculturel de la nation et d’autre part, l’égalité des femmes et des hommes. Ce faisant, elle tend à réifier des catégories sociales, ce qui risque de défavoriser substantiellement l’exercice du droit des citoyennes autochtones. Afin de remédier à ce hiatus, une association locale de défense des droits humains des autochtones propose, en 2012, de renforcer l’alliance entre les femmes autochtones du pays pour formuler leur premier contre-rapport (shadow report) devant le Comité pour l’élimination des discriminations envers les femmes (CoEDEF). Cette action encourage les femmes à élever leurs droits sexuels et reproductifs au rang de sujet d’intérêts communs, nécessitant une intervention gouvernementale. Cet article propose d’éclairer la construction de leur positionnement politique, affirmant l’indissociabilité de l’autodétermination des peuples et de la liberté des femmes à disposer d’elles-mêmes. |
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