Henri Poincaré : Ce que disent les astres…

À l’époque de la vulgarisation scientifique triomphante (comme la science), trois grands savants, les mathématiciens Painlevé et Poincaré, le zoologiste Perrier, sont mis à contribution en 1911 par Hachette pour un ouvrage de »leçon de choses » à destination des enfants. Henri Poincaré y produit cin...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/bibnum,
Egile nagusia: Gérini, Christian
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: BibNum 2023
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:À l’époque de la vulgarisation scientifique triomphante (comme la science), trois grands savants, les mathématiciens Painlevé et Poincaré, le zoologiste Perrier, sont mis à contribution en 1911 par Hachette pour un ouvrage de »leçon de choses » à destination des enfants. Henri Poincaré y produit cinq textes fort intéressants, sur l’astronomie (« Les astres »), sur la gravitation (« En regardant tomber une pomme »), sur les différentes formes d’énergies (« La chaleur et l’énergie »), sur l’industrie minière (« Les mines »), et enfin sur la production d’électricité (« L’industrie électrique »). Le texte commenté ici est le premier, relatif à l’astronomie. Christian Gérini décortique la démarche de vulgarisation de Poincaré vers les enfants. Il revient aussi sur la vision par Poincaré de l’apparence des choses, par exemple celle des astres et du système solaire. En 1900, Poincaré prononce une phrase à ce sujet : « Cette affirmation la Terre tourne n’a aucun sens, puisque aucune expérience ne permettra de le vérifier ». Cette phrase sera utilisée à des fins politiques dans un sens tout à fait différent de celui selon lequel il l’entendait : en 1909 encore, au congrès de l’AFAS (Association française pour l’avancement de la science), Poincaré est obligé de mettre les choses au point : « Ces considérations, bien familières aux philosophes, j’ai eu quelquefois l’occasion de les exprimer ; j’en ai même recueilli une publicité dont je me serais volontiers passé ; tous les journaux réactionnaires français m’ont fait démontrer que le Soleil tourne autour de la Terre ; dans le fameux procès entre l’Inquisition et Galilée, Galilée aurait eu tous les torts. Il est à peine nécessaire de dire ici que je n’ai jamais eu une telle pensée »