La découverte de Neptune par Le Verrier (1846)

« M. Le Verrier a aperçu le nouvel astre sans avoir besoin de jeter un seul regard vers le ciel ; il l’a vu au bout de sa plume » : c’est ainsi qu’Arago, dans son style imagé, décrit la découverte de la planète Neptune par son jeune condisciple Urbain Le Verrier, qu’il avait mis sur la piste de cett...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/bibnum,
Hovedforfatter: Lequeux, James
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: BibNum 2023
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:« M. Le Verrier a aperçu le nouvel astre sans avoir besoin de jeter un seul regard vers le ciel ; il l’a vu au bout de sa plume » : c’est ainsi qu’Arago, dans son style imagé, décrit la découverte de la planète Neptune par son jeune condisciple Urbain Le Verrier, qu’il avait mis sur la piste de cette recherche. Et de fait, c’est un problème purement mathématique et observationnel que résout Le Verrier : à partir des irrégularités constatées dans la position de la planète Uranus, découverte 65 ans auparavant par Herschel, il invalide successivement toutes les autres hypothèses autres que celle d’un « corps troublant » (sic), une planète dont il donne la position à 5° près, en même temps qu’un certain nombre de caractéristiques orbitales. C’est l’astronome allemand Galle qui, à peine trois semaines après les indications de Le Verrier, observera cette planète. La plus éloignée de notre système solaire (depuis que Pluton a perdu en 2006 le statut de planète), elle sera baptisée Neptune.