Pourquoi la Lune nous abandonne-t-elle ?

L’effet de marée est proportionnel à la masse de l’astre attracteur, Lune ou Soleil, bien sûr ; mais il est en 1/R3 de la distance R à l’astre, et pas en 1/R² (en fait c’est la dérivée/gradient de la force gravitationnelle qui intervient) : c’est ainsi que la Lune « l’emporte », son effet de marée s...

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Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/bibnum,
Glavni autor: Persson, Anders
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: BibNum 2023
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
language Français
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description L’effet de marée est proportionnel à la masse de l’astre attracteur, Lune ou Soleil, bien sûr ; mais il est en 1/R3 de la distance R à l’astre, et pas en 1/R² (en fait c’est la dérivée/gradient de la force gravitationnelle qui intervient) : c’est ainsi que la Lune « l’emporte », son effet de marée sur Terre est deux fois supérieur à celui du Soleil.Et là… un enchaînement inextricable (et pas toujours facilement explicable) de phénomènes se produit : 1. le bien connu « bourrelet » de marée océanique (ils sont en fait 2 sur la surface océanique, l’un face à la Lune, l’autre diamétralement opposé) frotte sur la croûte terrestre océanique ; 2. Ce frottement ralentit la rotation axiale terrestre ; 3. le bourrelet se décale aussi de l’axe Terre-Lune – ce qui provoque un couple de torsion qui a tendance à accélérer la rotation orbitale lunaire (de 6 secondes par… siècle) et à éloigner la Lune (qu’on peut aussi expliquer par la conservation du moment cinétique global Terre-Lune : la Terre ralentit, donc la Lune accélère). Et voilà pourquoi, Madame, la Lune s’éloignant de la Terre, il n’y aura plus d’éclipses totales de Soleil mais uniquement des éclipses annulaires… dans 500 millions d’années.Anders Persson nous brosse, à partir d’un article à l’Académie des sciences du polytechnicien Delaunay, en 1865, une histoire de ces variations du mouvement séculaire de la Lune. Laplace, trop sûr de lui, n’avait pas vu l’effet de marée mais tenait pour un ralentissement séculaire de 10 secondes par siècle. Delaunay montre, bien après, que la cause du ralentissement de la rotation terrestre était celle du frottement des marées : et il le démontre par l’analyse. Mais dans le même temps, Mayer en Allemagne, Tyndall en Grande-Bretagne y réfléchissaient, ainsi que le météorologiste Ferrel, aux (pas encore) États-Unis, en 1864 (une année avant Delaunay !).Quant à Anders Persson, il se pose une question quasi métaphysique : Comment la Lune « sait-elle » que la Terre ralentit et comment « sait-elle » qu’elle doit accélérer « afin de » conserver le moment cinétique total ? Réponse en lisant l’article.
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