Magendie élucide les fonctions des deux racines des nerfs rachidiens
Magendie précise et rectifie certains résultats de l’Anglais Charles Bell sur les fonctions des racines des nerfs rachidiens (rattachés au rachis, dans la colonne vertébrale). Bell avait bien perçu les fonctions motrices des racines antérieures (en avant de la colonne), tout en les reliant au cervel...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/bibnum, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
BibNum
2023
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Magendie précise et rectifie certains résultats de l’Anglais Charles Bell sur les fonctions des racines des nerfs rachidiens (rattachés au rachis, dans la colonne vertébrale). Bell avait bien perçu les fonctions motrices des racines antérieures (en avant de la colonne), tout en les reliant au cervelet. Magendie définit clairement, dans un langage expérimental qui était sa « marque de fabrique », les fonctions sensitives (liées « au sentiment », pour reprendre son expression) des racines postérieures (en arrière de la colonne). Il montre aussi que, contrairement à ce que pensait Bell, le cervelet n’était pas le siège de la motricité (c’est celui de l’équilibre et de la coordination des mouvements, sait-on maintenant). Son analyse des racines des nerfs rachidiens lui permet d’expliquer que ces nerfs sont constitués par une branche d’origine postérieure (sensitive) et par une branche d’origine antérieure (motrice). Jeune médecin, Magendie rejetait déjà les thèses vitalistes de la Faculté (Bichat, Laennec,…) : il était quant à lui persuadé d’expliquer tous les phénomènes physiologiques par la physico-chimie – parfois un peu trop, notamment sur le tard, à propos de la contagiosité de certaines maladies. Savant un peu oublié de nos jours, c’était un expérimentateur précis – ce que sera aussi son élève dans son laboratoire du Collège de France, Claude Bernard : Magendie a posé les fondements d’une école française de physiologie expérimentale. |
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