Un « nouveau » fragment arabe de la version kindienne du De insomniis d’Aristote et sa réception dans une recension des Principes des opinions des habitants de la cité vertueuse d’al‑Fārābī

Cet article présente un texte conservé dans un manuscrit de Téhéran (Mağlis Šūrā 10055), qui a préservé un fragment de la traduction arabe des Parva naturalia d’Aristote, actuellement connue uniquement par un long extrait conservé à Rampur, en Inde (ms. 1752). Ce texte, dont on ne connaissait jusqu’...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/beo,
Autor Principal: Rashed, Marwan
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Bulletin d’études orientales 2023
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Cet article présente un texte conservé dans un manuscrit de Téhéran (Mağlis Šūrā 10055), qui a préservé un fragment de la traduction arabe des Parva naturalia d’Aristote, actuellement connue uniquement par un long extrait conservé à Rampur, en Inde (ms. 1752). Ce texte, dont on ne connaissait jusqu’à présent qu’un seul exemplaire, est constitué d’un titre, d’une citation d’Aristote et d’un commentaire de cette citation d’une quinzaine de lignes. La citation reformule légèrement la définition aristotélicienne du rêve telle qu’elle est donnée à la fin du traité Des rêves (462a29‑31). En se fondant sur le texte édité, l’article montre que des spécificités du commentaire, dont des parallèles étroits avec d’autres textes conservés, permettent de l’attribuer à al‑Kindī lui‑même. Cette conclusion s’étend aux Parva naturalia de Rampur, dont l’article montre que le texte de Téhéran devait, à l’origine, faire partie. On montre enfin que ce texte est au fondement du chapitre 14 des Principes des opinions des habitants de la cité vertueuse d’al‑Fārābī, consacré à la prophétie. Plus précisément, on montre que ce chapitre constitue lui‑même un commentaire précis du nouveau texte, que donc al‑Fārābī, dans ce texte, emprunte à al‑Kindī l’essentiel de son interprétation naturaliste de la prophétie. Cette conclusion éclaire d’un nouveau jour la question si mystérieuse de l’influence d’al‑Kindī sur al‑Fārābī.