Une proposition de relecture de deux mots de l’inscription arabe préislamique de Ḥarrān (568-569 ap. J.-C.)

Parmi les inscriptions préislamiques qui sont à la fois en arabe, en écriture arabe et parfaitement datées figure celle de Ḥarrān, dans le sud de l’actuelle Syrie. C’est une inscription bilingue grec-arabe, datée de 463 de l’ère de la province romaine d’Arabie (106 ap. J.-C.), soit 568-569 de notre ...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/beo,
Autors principals: Larcher, Pierre, Cassuto (†), Philippe
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Bulletin d’études orientales 2021
Matèries:
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Descripció
Sumari:Parmi les inscriptions préislamiques qui sont à la fois en arabe, en écriture arabe et parfaitement datées figure celle de Ḥarrān, dans le sud de l’actuelle Syrie. C’est une inscription bilingue grec-arabe, datée de 463 de l’ère de la province romaine d’Arabie (106 ap. J.-C.), soit 568-569 de notre ère, la date étant en chiffres nabatéens. Depuis son déchiffrement par Dussaud et Macler (1903), les troisième et quatrième mots de la première ligne sont lus br/n ẓlmw et interprétés comme (Šarāḥīl) « fils de Ẓālim ». Pourtant, en grec, on a (ΣΑΡΑΗΛΟΣ) ΤΑΛΕΜΟΥ/(SARAELOS) TALEMOU. –ΟΥ est clairement le génitif de filiation correspondant à br/n ; -w est non moins clairement le suffixe wāw qu’on trouve dans l’onomastique arabe des inscriptions nabatéennes, ainsi que dans certaines inscriptions préislamiques et des papyri du début de l’ère islamique. Nous proposons de lire br ṭlmw (ẓ et ṭ sont homographes en scriptio defectiva) et de voir dans ce Bar Ṭālimū une arabisation de l’araméen Bar Tâlmi (« fils de Ptolémée », Barthélemy), nom chrétien en cohérence avec le bâtiment, un martyrium dédié à un Saint Jean.