Une archéologie des odeurs : identifier les encens et leurs usages au Proche et Moyen‑Orient (viiie‑xiie siècles)

L’usage des encens, comme l’oliban (lubān), la myrrhe (murr) ou encore le bois d’aloès (ʿūd), est bien renseigné dans les sources écrites, qu’elles soient des œuvres lexicographiques, des traités de médecine, des récits de géographes ou des œuvres poétiques et littéraires. Ces sources informent sur...

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محفوظ في:
التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/beo,
المؤلف الرئيسي: Le Maguer, Sterenn
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Bulletin d’études orientales 2016
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
الوصف
الملخص:L’usage des encens, comme l’oliban (lubān), la myrrhe (murr) ou encore le bois d’aloès (ʿūd), est bien renseigné dans les sources écrites, qu’elles soient des œuvres lexicographiques, des traités de médecine, des récits de géographes ou des œuvres poétiques et littéraires. Ces sources informent sur les différents emplois de ces substances aromatiques de valeur dans les milieux aisés et de prestige. Les données archéologiques viennent compléter notre connaissance à ce sujet en livrant des informations importantes sur la façon dont ces aromates étaient employés au sein de populations plus modestes pour lesquelles nous ne disposons pas de sources écrites. Différents sites ayant livré des résines ou des brûle-parfums en contexte archéologique sont présentés afin de montrer en quoi leur étude nous renseigne sur les contextes d’utilisation des résines et bois aromatiques : religieux ou profane, riche ou modeste. Enfin, dans le cadre d’une étude anthropologique complète, la vente et l’usage de l’encens seront abordés du point de vue des pratiques actuelles en Oman, région productrice et consommatrice d’oliban.