Réflexions sur l’usage des produits odoriférants dans les mosquées au Proche-Orient (ier/viie‑vie/xiie s.)
Les fragrances ont joué un rôle majeur dans les cultes du Proche-Orient antérieurs ou contemporains de l’Islam. En revanche, une analyse des sources révèle que les mosquées proche-orientales ne sont pas, au moins jusqu’au xiie s., le lieu d’une diffusion importante de parfums ou d’encens. Bien qu’il...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/beo, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Bulletin d’études orientales
2016
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Les fragrances ont joué un rôle majeur dans les cultes du Proche-Orient antérieurs ou contemporains de l’Islam. En revanche, une analyse des sources révèle que les mosquées proche-orientales ne sont pas, au moins jusqu’au xiie s., le lieu d’une diffusion importante de parfums ou d’encens. Bien qu’ils soient très exceptionnellement employés pour purifier une partie souillée de la mosquée, agrémenter l’ambiance ou participer de la mise en scène du pouvoir, ils n’y ont pas de fonction liturgique ou cultuelle. En islam, les fragrances revêtent pourtant une puissance symbolique significative qui aurait pu favoriser, théoriquement, leur usage cultuel. La faible ritualisation du culte dans les mosquées ne justifie pas l’exclusion des produits odoriférants de l’édifice religieux, puisque les mosquées sont, dans des cadres précis, le lieu privilégié d’une mise en scène du sacré. La profusion des parfums dans des contextes profanes aux premiers siècles de l’Islam, ainsi que dans les cultes en opposition desquels s’est en partie construite la nouvelle religion, pourrait être un facteur limitant l’usage des fragrances dans les mosquées. |
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