De la justice institutionnelle au tribunal informel : le pouvoir judiciaire dans la bādiya au Maghreb médiéval
Résumé : Si les cadis sont la figure emblématique de la justice maghrébine médiévale, ils sont le plus souvent associés au monde de la sédentarité (villes et villages). Pourtant ils sont censés intervenir dans un cadre territorial beaucoup plus large et, de fait, les fatwas mālikites de la fin du Mo...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/beo, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Bulletin d’études orientales
2016
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Résumé : Si les cadis sont la figure emblématique de la justice maghrébine médiévale, ils sont le plus souvent associés au monde de la sédentarité (villes et villages). Pourtant ils sont censés intervenir dans un cadre territorial beaucoup plus large et, de fait, les fatwas mālikites de la fin du Moyen Âge témoignent de leur présence dans les espaces de la bédouinité (bādiya). L’étude des cas d’espèce montre que la définition de leurs domaines de juridiction fait l’objet de débats entre juristes et met en avant l’existence d’autres acteurs locaux (ʿāmil, qā’id, ḥākim, murābiṭ, etc.) qui interviennent dans la gestion des conflits. Cette contribution vise à démêler l’enchevêtrement des pouvoirs judiciaires qui s’exercent dans les espaces ruraux. Elle étudie aussi la position des muftis qui valident parfois des instances en marge de l’institution judiciaire pour intégrer, dans un cadre islamique, des territoires sur lesquels les pouvoirs centraux n’ont, au mieux, qu’une faible autorité. |
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